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4 juillet 2015 6 04 /07 /juillet /2015 19:09

Emouvant, après 3 mois de recul, ces images restent gravées dans nos mémoires....

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28 mai 2015 4 28 /05 /mai /2015 06:34
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19 mai 2015 2 19 /05 /mai /2015 06:59

Ce chanteur malgache était à la projection d'ADY GASY à Bar le Duc.

Merci pour cette belle rencontre.

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Published by Mamonjy Madagascar - dans chansons
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5 avril 2015 7 05 /04 /avril /2015 07:07

Madagascar, dit-on, serait un pays riche dont la population est pauvre. Comment comprendre ce paradoxe ? Depuis l’indépendance, le niveau de vie n’a cessé de se détériorer et la pauvreté affecte, aujourd’hui, les ¾ des malgaches si on en croit les estimations de la Banque Mondiale.

Ce résultat tient certes à un taux de croissance naturelle de la population  élevé, à peine inférieur à 3% par an ; mais d’autres raisons y contribuent qui sont d’ordre culturel. Ainsi, le rapport au temps, au travail et à l’argent est en décalage manifeste avec ce que suppose une économie susceptible d’améliorer les conditions de vie.

La première ambiguïté réside dans la conception du travail. Non que le malgache soit paresseux, bien au contraire ! Ce jugement hâtif et malveillant confond volontairement ou par ignorance, le travail lui-même avec son organisation sociale. Il n’est que de parcourir les campagnes lors des labours ou de la moisson et d’arpenter les quartiers populaires des villes, pour constater que le malgache est dur à la tâche. Levé avant le soleil, il ne craint ni la fatigue, ni la chaleur, ni le froid, ni la pluie.

Par contre, il reste attaché à ses techniques archaïques, qui sont étroitement associées à son mode de vie et à ses coutumes, alors que les exigences de la productivité restreignent et perturbent ses relations sociales. Et l’atavisme paysan se méfie de l’innovation, source de perturbation qui menace la survie…

De plus, le travail est complétement déconnecté de l’argent. Avec un S.M.I.C. de 80 000 ariary, par mois- moins de 30 euros- un travailleur peut-il loger, nourrir, soigner sa famille et assurer l’éducation de ses enfants?

 

A l’inverse, quel cadre supérieur, pour ne pas parler des politiciens, osera avouer le montant et l’origine de ses revenus ?

 

L’argent ne pouvant être le fruit du travail, comment l’acquérir, sinon par le vol, les détournements et la corruption ?

Prévalent ainsi la mentalité et les pratiques de l’économie de cueillette, voire de prédation, qui suffisait à la subsistance de la communauté traditionnelle.

 

Et faire étalage de richesse est indispensable, autrefois grâce aux zébus, aujourd’hui par la villa, la voiture ou, à défaut, le portable, la télévision, le jean et les baskets.

 

Désormais, l’expression « ny vola no maha rangary » (c’est l’argent qui fait l’homme) a remplacé le traditionnel « ny fanahy no maha olona » (c’est l’esprit qui fait l’homme).

La perception du temps constitue un autre frein au développement. Loin du temps linéaire occidental, tendu vers un but à atteindre, le temps malgache est cyclique.

 

En témoigne bien la frénésie des anniversaires et autres commémorations, tout comme le goût de la fête qui célèbre la joie de vivre, ensemble, le moment présent.

Le passé étant révolu, et le futur inaccessible, pourquoi se préoccuper d’épargne et d’investissement ?

 

Mais cette propension spontanée se modifie peu à peu, comme le prouve le succès croissant des institutions de microfinance (Otiv, Cecam, Microcred….), dans les campagnes comme dans les villes. Par ce biais, une partie de la population commence à prendre la mesure du temps, préalable à l’adoption d’une logique économique.

Reste que le quotidien est toujours dépendant du « fotoa- gasy » (le retard au rendez-vous, à la malgache), que les malgaches eux-mêmes opposent avec humour au « fotoam-bazaha » (la ponctualité au rendez-vous à l’européenne). Car si la ponctualité est la politesse des rois, passer son temps à courir après la montre n’est pas humain.

« Il n’est de richesses que d’hommes », disait le philosophe économiste du XVIe siècle, Jean BODIN.

 

A l’humain, qui est la finalité du développement, il convient donc de consacrer le temps nécessaire, sans passer d’un extrême à l’autre.

 

En préservant son art de vivre centré sur la qualité des relations humaines, la culture malgache nous rappelle opportunément que l’être prime sur l’avoir – pour autant que l’avoir soit suffisant pour vivre la dignité humaine.

Analyse de Sylvain UFER, Jésuite vivant à Madagascar depuis 1974.

 

Les jésuites sont reconnus comme spécialistes dans la connaissance de l’homme et de sa culture. Dans la « bonté » de leur foi, ils se penchent sur les communautés dans lesquelles ils vivent pour mieux les comprendre.

 

Sylvain UFER est considéré comme l’un des analystes les plus pointus de la société malgache.

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2 avril 2015 4 02 /04 /avril /2015 14:48

Excusez-nous pour la qualité de la vidéo mais c'est une version compréssée car ici le téléchargement est compliqué.....

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2 avril 2015 4 02 /04 /avril /2015 05:58

Stands de jeux, de beignets, de brochettes, de patisseries, podium avec des chanteurs populaires, c'est la fête ce week-end à Antsirabe!!!

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7 mars 2015 6 07 /03 /mars /2015 08:21

J’ai eu longtemps l’envie de partir à la conquête d’un autre pays, pour découvrir autrement, observer et connaître une culture différente de la mienne et notamment en ce qui concerne la santé.

Je n’ai donc pas hésité longtemps à saisir l’opportunité de partir en stage à L’étranger avec notre école. Le choix final de notre destination fut donc Madagascar.

D’un point de vue personnel, il est difficile pour moi de synthétiser mon ressenti, tant il y a à raconter sur mon périple à Madagascar et de ce voyage qui m’a tant apporté et appris.

Ce stage de 5 semaines fut pour moi riche en surprises et en émotions. Je remercie Joëlle et Nadine pour mon imprégnation malgache et cette aventure inoubliable.

Tout d’abord je ne cache pas mon appréhension de prendre l’avion, mais quelle joie et émerveillement en retour d’atterrir sur le sol malgache, accueillie par le soleil et la chaleur.

En cette saison des pluies, j’ai été très chanceuse d’admirer ces paysages magnifiques, les rizières, les champs de cultures diverses, ces grandes étendues de couleurs vives qui donnent bonne mine à mes photos.

Quelques minutes m’ont suffi pour remarquer cette pauvreté effroyable qui règne à Madagascar, la saleté, le manque de moyens (vestimentaires, alimentaires, financiers), la mendicité, le système D qui courent les rues.

On sait avant de venir que c’est un pays pauvre, on nous prévient mais c’est d’autant plus dure d’être face à cette réalité et c’est parfois très émouvant de voir ces situations frappantes comme par exemple ces enfants accroupis dans les décharges en quête de nourriture ou ces enfants (ou familles) qui nous suivent en espérant un petit don, mais encore tous ces gens qui vivent avec un minimum chaque jour.

J’ai parfois du mal à prendre sur moi, j’aimerais tant donner mais il faut savoir prendre du recul. Contrairement à cela, il existe des habitants plus aisés, qui ont des servantes, des chauffeurs de voiture ou de pousse personnels.

Au début de mon séjour, il a été dur pour moi de faire face aux regards des autres. Tous les habitants du village monopolisaient mon attention, leurs regards constants sur notre groupe me mettaient mal à l’aise. Mais au fur et à mesure du temps, cette vision s’est estompée, la barrière de la langue en était responsable. Le fait d’apprendre jour après jour la langue malgache, de pouvoir communiquer et échanger avec les habitants fut très riche pour moi et l’occasion de partager avec l’autre.

Sachez quand même qu’il me faudrait encore du temps pour devenir bilingue !!!

Enfin le rapport à la santé vis-à-vis de mon pays m’a surpris. L’écart avec ce que j’apprends à l’école est énorme. Le manque d’information, de connaissances, la difficulté d’accès aux soins est très présent ici. Cependant par rapport à la France, je trouve la place de la famille plus prépondérante auprès de la personne soignée.

Je suis triste de quitter Madagascar, toutes ces personnes qui nous ont accueillis, tant donné : hospitalité, gentillesse et sympathie.

Ce voyage m’a fait grandir et j’espère revenir.

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6 mars 2015 5 06 /03 /mars /2015 15:57

Voilà maintenant plus de quatre semaines que je suis arrivée sur l’île rouge. Les 4 étudiants infirmiers que nous sommes, avons profité de l’opportunité de pouvoir réaliser un stage à l’étranger pour découvrir un système de soins et une prise en charge sanitaire autre que celle que nous connaissons depuis toujours en France. Mais ce départ signifiait pour moi bien plus qu’une simple expérience professionnelle. Madagascar j’en rêvais depuis mon plus jeune âge. Cette île, liée à mon histoire familiale, m’a toujours fasciné et donné envie de découvrir ses paysages, ses habitants, ses rites, ses croyances…

Impatiente et encouragée par mon entourage je suis partie le cœur léger. Malgré de nombreuses mises en garde ou des descriptions plus que catastrophiques de la situation actuelle du pays, je me suis refusée d’imaginer et encore moins d’anticiper des situations ou des images auxquelles je risquerais d’être confrontée. Ainsi j’ai pu découvrir, tantôt avec émerveillement, tantôt avec étonnement une culture, des mœurs, des traditions ou encore des croyances différentes de toutes celles avec lesquelles j’ai pu être bercée depuis ma naissance. En venant à Madagascar en tant qu’étudiante infirmière je n’ai pas uniquement rencontré des malades mais une population entière à laquelle il a tout d’abord fallu s’adapter.

Les premiers jours se sont révélés plus que déroutant. J’ai tout d’abord dû apprivoiser et accepter tous ces regards, parfois amusés parfois apeurés, posés sur nous les blancs, les vazaha, afin d’oser lever les yeux et pouvoir découvrir et recevoir les scènes de vies qui s’offraient à moi. Ainsi, dès mon arrivée dans la capitale, j’ai été frappé et heurté par la pauvreté et la misère de la population. Mais peut-être encore davantage par les disparités qui y règnent : dans une même rue j’ai pu longer des habitats vétustes, dignes de certains bidonvilles, avant de pouvoir admirer une belle demeure cossue aux nombreuses commodités. De grosses cylindrées de marques occidentales doublent de vieux tacots, des bicyclettes grinçantes ou encore des pousse-pousse. Les premières formes de richesses et de réussite semblent côtoyer sans complexe la pauvreté et la misère du pays compté comme l’un des plus pauvres du monde

A notre arrivée à Ankazo, je découvre une autre forme de pauvreté. Ici la mendicité a disparu, les regards sont à la fois méfiants et bienveillants mais les conditions de vie bien plus rudimentaires. De petites maisons en brique et en toit de paille riz abritent des familles entières et nombreuses. L’eau n’y est jamais présente, l’électricité parfois. De nombreux enfants, non scolarisés, passent leurs journées dehors à jouer, à surveiller les animaux ou encore à aider les ainés dans la réalisation des tâches domestiques quotidiennes. L’accès à l’éducation ne semble pas être une priorité pour ces habitants de la brousse. J’ai pu faire le même constat concernant l’accès à la santé et aux soins. Il est renforcé par le fait que nous soyons en période dite de « soudure » où les récoltes n’étant pas encore été réalisés les malgaches ont très peu de revenus. Ainsi rares sont les personnes venant se faire soigner

J’ai eu la chance de multiplier les rencontres aussi bien avec les sœurs de la communauté religieuse qui nous a accueillis, qu’avec les médecins, infirmiers, sages-femmes ou instituteurs des différentes structures dans lesquelles nous avons travaillé. Les échanges ont été facilités du fait que bon nombre d’entre eux manient aisément le français. De mon côté, je me suis néanmoins appliquée à apprendre mes premiers mots de vocabulaire malgache. Il me semblait important de devoir fournir cet « effort » afin de m’intégrer au mieux à la population et favoriser les échanges. Car j’ai été surprise (mais surtout frustrée) de constater que la population ne parle et ne comprenne si peu le français, pourtant langue officielle de l’Etat et de l’éducation. Les premiers temps, je me suis réellement sentie frustrée de ne pas pouvoir échanger autant que je le souhaitais avec les malgaches que je rencontrais. Mais au fil des jours j’ai appris à échanger et partager avec de petits mots, de simples regards, sourires ou petits gestes et cela s’avéra, étonnement, parfois tout aussi riche et intense que de long discours.

Les échanges avec les malgaches francophones m’ont permis de faire part de mes observations, mes étonnements et mes interrogations auxquelles j’attendais une réponse ou une explication. La richesse de ces échanges réside dans le fait que chaque parties prenaient un réel plaisir à découvrir la culture, les perceptions, les ressentis de l’autre. Il s’agissait de réels moments de partage inter culturel : je n’étais pas seule à apprendre et à être dans le désir d’apprendre.

Ce passage à Madagascar m’aura également offert la chance de réaliser entièrement cinq accouchements. Il s’agit d’un acte auquel il est très rare de pouvoir assister en France. Au dispensaire d’Ankazomiriotra, je me suis donc vu moi, simple étudiante infirmière, accompagner des femmes à donner la vie dans des conditions plus que rudimentaires. Mais malgré le manque de moyens et la brutalité qui peut parfois en ressortir, la magie de l’instant était belle et bien présente. Ces moments uniques et inoubliables sont d’autant plus fort qu’une petite Chloé vit aujourd’hui ses premiers jours dans la brousse malgache, à des milliers de kilomètres de la France.

Le séjour est fini et mon retour en France signe la fin d’une expérience unique et inoubliable. Même s’il est encore trop tôt pour l’affirmer aujourd’hui, cette expérience m’aura marquée tant pour la future professionnelle de santé que je suis mais surtout personnellement et intimement. Aucune autre expérience antérieure ne m’avait offert la chance de vivre des moments si simples et pourtant si précieux et si intenses. L’authenticité, la sincérité des rapports et des liens que j’ai pu tisser avec ces personnes restera certainement mon plus beau souvenir. Il y a des rencontres qui marquent une vie, celles-ci en font partie. Je quitte donc, non sans tristesse, ces personnes qui m’ont accueillie si chaleureusement et qui m’auront tant appris. J’espère que ces au revoir ne sont pas des adieux et que j’aurai la chance de revenir à Madagascar ou encore accueillir certain d’entre eux en France pour leur faire découvrir, avec autant d’enthousiasme, mon pays et ma culture.

Il est maintenant venu l’heure de raconter à mes proches ce voyage. Malgré des photos, des vidéos et des images plein la tête, je sais dorénavant qu’il me manquera des mots pour pouvoir décrire et exprimer ce que j’aurais vécu durant ces cinq semaines.

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5 mars 2015 4 05 /03 /mars /2015 20:11

L'aventure s'achève et les familles vont retrouver leur héroïne ou héros...

http://ahp.li/d74d0ceda4c0d1a34aac.wmv

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2 mars 2015 1 02 /03 /mars /2015 18:01

Impressions de Mélanie:

Mon départ à Madagascar n’étant aucunement prévu, je crois qu’il fut d’autant plus excitant avec une pointe d’appréhension tout de même. Ce fut, la première fois que je quittais ma famille pour une durée de cinq semaines, après quelques larmes sur le quai de gare, me voici partie pour Ankazomiriotra à Madagascar. Après plus d’une journée de voyage, me voici arrivée sur le sol malgache avec son rouge intense, ses rizières d’un vert éclatant et sa chaleur étouffante. Ce fut magnifique. Le premier jour à Tananarive fut mêlé d’émerveillement, en goutant les spécialités locales, en découvrant une toute autre culture, et d’étonnement quant à la mendicité qui régnait dans les rues et à l’écart entre pauvre et riche qui faisait passer de la maison cossue à des habitats ressemblant aux bidonvilles.

Le lendemain notre taxi nous emmenait vers Ankazomiriotra où nous allions poser nos valises pour cinq semaines. Sur le chemin nous avons pu profiter du paysage époustouflant et découvrir déjà les premières maisons de la population de brousse qui m’ont paru si rustiques. Les premiers pas chez les sœurs qui nous ont accueillies à bras ouvert se firent sans aucune difficulté. Mon stage commençait alors au CSBII d’Ankazomiriotra.

L’hygiène, les conditions de travail sans eau ni électricité me parurent si éloignées de ma pratique française. Ils utilisent si peu de gants, se lavent les mains tellement rarement et n’ont aucun moyen, qu’il m’a fallu m’adapter et découvrir une autre méthode de soin, non moins bonne. Ma fierté à ce moment-là, fut de pouvoir pratiquer des accouchements à plusieurs reprises et ainsi de m’assurer que, face à une telle urgence en France, je sois capable de réagir.

De plus, une nouvelle culture s’ouvrait à mes yeux, avec une famille beaucoup plus présente comme lors des accouchements et la religion catholique qui est au centre de la vie malgache.

J’essayais d’apprendre petit à petit mes premiers mots malgaches grâce à toutes ces personnes qui nous accompagnaient.

Les premiers instants furent tant cocasses que merveilleux.

Lors de ma seconde semaine, je restai seule à Ansirabe pour effectuer mon stage à l’AMADIA auprès du docteur Pierre, ce qui m’inquiéta mais finalement se déroula parfaitement. J’ai pu découvrir la prise en charge du diabète à Madagascar. Le plus choquant à mes yeux fut les témoignages des patients traités par la population comme des pestiférés, comme si le diabète se donnait par un simple serrage de main. La honte dans le regard de ses gens fut compliquée à gérer pour moi. Cependant je voyais que le docteur Pierre faisait vraiment tout pour ses patients et ceci m’a permis de comprendre que même sans moyen technique et monétaire il était capable d’éduquer et de soigner les patients.

Cette même semaine, j’ai eu la chance de me rendre à l’espace médical où la précarité des soins faisait encore une fois écho en moi. Durant l’après-midi, j’ai pu me rendre compte qu’un bon nombre de pathologies étaient non diagnostiquées et traitées par des injections de calcium. De plus, le peu de médicament entreposé obligeait l’équipe médicale à changer son traitement en fonction de ce qui était présent. J’ai donc été impressionnée par leurs capacités d’adaptation. Néanmoins, malgré ces conditions de travail dépassées, les explications m’ont été faites superbement avec un échange de mes pratiques françaises totalement possible.

De retour à Ankazomiriotra, après avoir retrouvé mes camarades, je me rendis chez le docteur Salohy qui partagea beaucoup de ses expériences et me laissa réaliser de nombreux gestes techniques.

La rencontre avec elle fut intense de par l’échange entrepris et enrichissante en voyant la manière de traiter certaines pathologies, la prise en charge des patients et la part éducative qui semble si importante ici.

A la fin de ces cinq semaines j’ai vraiment l’impression d’avoir fait un maximum pour m’imprégner de cette nouvelle culture même si je sais qu’il me faudrait plusieurs années afin de m’y adapter complètement et de comprendre toute les difficultés de cette population.

Le rapport à la pauvreté est toujours, pour moi, si complexe à gérer, surtout après m’être rendue compte de la chance que j’aie d’être née et de vivre dans un pays comme la France.

Malgré une impatience grandissante de raconter tout mon vécu à ma famille lors de ce voyage, le fait de quitter les sœurs m’attriste et me rend nostalgique de cet endroit merveilleusement accueillant.

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